Un trottoir mal déneigé, un lien cyclable manquant, des horaires de bus peu adaptés, une traverse piétonne trop courte : autant de raisons pour réclamer des changements! Bonne nouvelle, des dizaines de voisin-e·s et de résident·e·s font le même constat que vous et sont à un pas de se mobiliser. Et souvent… ça fonctionne!
Favoriser la mobilité active et collective
Partout au Québec, de Gatineau à Gaspé, des citoyen.ne·s se mobilisent en faveur de la mobilité active et collective. Prendre le bus pour se rendre au travail, marcher jusqu’à l’école, pédaler en toute sécurité : réinventer nos modes de déplacement, c’est bon pour le moral, la santé et l’économie!
C’est aussi une manière de s’impliquer localement, de créer des quartiers durables, et de laisser l’auto-solo au garage, dans les petits villages comme dans les grosses municipalités. Pourtant, on se sent parfois démuni face à l’ampleur de la tâche. Pour améliorer les déplacements, un coin de rue à la fois, suivez ces étapes!

Par où commencer?
Mode d’emploi pour transformer nos problèmes individuels en victoires collectives.
1. Se parler : ensemble, on va plus loin!
Seul·e on va plus vite, ensemble on va plus loin. Cet adage est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de revendiquer des mesures favorisant les déplacements actifs sécuritaires et agréables, ou des mesures pour améliorer le transport collectif.
Des collectifs se mobilisent déjà partout au Québec pour favoriser la mobilité active et collective dans leurs milieux. C’est le cas dans votre municipalité? Allez leur prêter main-forte!
Et si vous devez faire le premier pas? Des voisines motivées, le comité d’établissement de l’école ou d’une garderie, une élue allumée, un organisme communautaire ou un OBNL : voici vos meilleurs allié·e·s pour entamer votre mobilisation!
Pas besoin d’être 20 bénévoles : à 3 ou 4, l’impact peut être majeur. Certains aménagements ont été gagnés avec moins que ça!
2. S’organiser : des individus au collectif
Une première rencontre en personne permet de poser les bases et de s’entendre sur les objectifs visés. Se trouver un nom rassembleur, même avec seulement une poignée de bénévoles, va permettre d’ancrer votre identité et de vous donner de la crédibilité pour la suite de vos actions. Quelques parents isolés qui se rassemblent, ça peut devenir le « Collectif des parents pour apaiser le quartier » !
Objectifs, ordre du jour des rencontres, planification : pour savoir comment vous y prendre, le guide Mobilisation: 5 étapes pour démarrer un groupe citoyen est la première ressource à consulter.
3. Témoigner : citoyen·e, pas ingénieur·e !
Pas besoin d’être ingénieur·e ou urbaniste pour partager votre vécu. En tant que résident·e·s, c’est votre expérience qui importe, et ce que vous vivez au quotidien, à pied, à vélo, en auto ou en transport collectif. Les territoires municipaux sont parfois grands et votre témoignage de résident·e va offrir aux équipes de la ville un accès unique à votre réalité et venir compléter leur compréhension du territoire. Pas besoin de statistiques ou de chiffres, c’est votre histoire qui va convaincre.
Évitez de proposer des solutions, comme une lumière ou un dos d’âne, mais concentrez-vous sur les enjeux que vous vivez au quotidien : ici la vitesse est trop élevée, là, le trajet à pied est dangereux, le service de bus ne fonctionne pas la fin de semaine, etc. Cela permettra aux personnes expertes (ingénieur·e·s, équipe de mobilité, fonctionnaires, etc.) de travailler à des solutions réalistes pour répondre à vos enjeux, dans le cadre des limites et des budgets municipaux.
4. Collaborer avec les municipalités
Les villes sont souvent les acteurs privilégiés pour le transport actif et collectif. Une foule d’actions sont possibles : on peut commencer par un simple appel au 311 (souvent efficace!), et aller jusqu’à organiser une pétition ou une manifestation pour signaler une intersection dangereuse. Rencontrer les élu·e·s, se rendre au conseil municipal pour soulever les enjeux de mobilité, participer aux consultations publiques sur l’urbanisme ou la mobilité : il y a plusieurs instances qui existent pour favoriser la communication entre les citoyen·e·s, les élu·e·s et les employés municipaux. C’est un tango qui se danse à trois!
5. … Et on recommence!
Persévérance et patience seront les maîtres-mots des collectifs, surtout en ce qui concerne les aménagements urbains et le transport actif et collectif. Les villes travaillent souvent sur le long terme et ne sont pas aussi réactives que l’on souhaiterait, même pour des mesures dites « d’urgence », par exemple après un accident grave ou un décès. Les budgets sont planifiés une année à l’avance, les plans définissent les actions sur trois, cinq ou même dix ans : autant de raisons de s’armer de patience et de faire entendre sa voix!
Trouver des ressources pour votre mobilisation
Plusieurs organismes en transport actif et collectif offrent des programmes, voici quelques partenaires et programmes qui pourraient être utiles dans vos démarches.
Piétons Québec propose aux citoyen·ne·s souhaitant améliorer l’expérience des personnes qui se déplacent à pied plusieurs ressources d’accompagnement, d’information, de sensibilisation et d’éducation.

Retour sur les événements du RDQ
Chaque année, le Réseau Demain le Québec organise une variété d’activités (conférences, ateliers, discussions) dans plusieurs régions sur le territoire, permettant de rassembler des personnes qui s’engagent pour un avenir plus juste et écologique, afin d’amplifier leur pouvoir d’agir!
Justice sociale et environnementale
Les crises écologiques et sociales sont profondément liées et les militant·e·s du Réseau Demain le Québec placent la justice sociale et environnementale au cœur de ses actions. C’est en transformant les systèmes qui génèrent les inégalités et en amplifiant les voix des communautés que nous pourrons bâtir un avenir plus durable et juste.
Espace jeunesse
L’Espace jeunesse crée des liens entre les jeunes et les groupes locaux, favorise les échanges entre jeunes autochtones et allochtones et propose des formations dans les écoles. Il met en valeur les initiatives jeunesse existantes tout en encourageant une nouvelle génération à s’impliquer dans la transition socioécologique.
La mobilisation pour la protection des milieux naturels et du territoire
Un boisé ou un espace vert à proximité de votre domicile vous tient à cœur, et vous aimeriez entreprendre des démarches pour vous assurer qu’il soit conservé? Vous n’êtes pas seul·e, de nombreux organismes peuvent vous aider. Surtout, n’oubliez pas de rejoindre la Communauté de pratique pour la protection des milieux naturels si cet enjeu est important pour vous!
